• Comme ceux qui me suivent ont pu le constater, je ne suis pas très présent actuellement. Je n'ai pas disparu, je suis en pleine écriture de mon roman Le Portraitiste. Ce roman sera accessible aux lecteurs en 2017. Je n'ai pas encore établi d'agenda concernant cette publication. 

    Le Portraitiste, l'écriture de la noirceur.

     

    (Détail du visuel pour le projet de couverture)

    Le Portraitiste est un roman noir dont le décor est planté en région toulousaine. 

    Dans un lieu indéterminé, sombre et humide, le processus a commencé. Une jeune fille, pieds et poings liés, étouffe sous le poids qui la maintient au sol. La bourre de tissu qui lui emplit la bouche ne lui permettra pas de hurler sa douleur lorsque le métal entamera les chairs à l'arrière de son crâne.

    Un thriller dans lequel le milieu de la photo toulousain est mis à rude épreuve.

    Durant des mois, sans que je puisse freiner mon écriture, le mal s'est installé, pervers et sanguinaire, au milieu des projecteurs.

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    J'ai donc mis l'activité de mon blog littéraire un peu en pause, le temps de terminer mon travail d'écriture qui demande, comme vous l'imaginez, rigueur, disponibilité et beaucoup de café !

    A très vite !

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  • Il y a quelques jours, j'ai participé sur un coup de tête, au dernier moment, au 2ème prix de la micro-nouvelle de Radio-France.

    Il fallait respecter le nombre restreint de 1000 signe.

    Le thème, La liberté, m'a inspiré ce texte.

    La Ligne Blanche.

           Après une nuit froide, Daniel se prépara mentalement à cette nouvelle journée de route. Il plia sa tente, bu son café froid et grignota quelques biscuits secs. Il enfila ses chaussures, ses gants, puis vérifia l'état de ses roues en jetant un œil sur la carte routière et les trois cent kilomètres restants. La longue route s'effaçait au loin dans les brumes. De chaque côté, les étendues vertes islandaises bordaient cette ligne blanche semblant aussi fragile qu'un trait de craie sur un tableau noir. Ses accessoires rangés dans les sacoches solidement fixées derrière lui, il reprit son voyage en solitaire, sa quête intime, comme il aimait le dire. Rien ni personne n'avait pu le décourager de cette aventure unique. Rien n'avait pu ramener cette âme brave et déterminée à la raison.

           — La liberté n'a pas de handicap !

         Quelques minutes plus tard, on pouvait voir, entrainé par la force de ses bras solides, le fauteuil roulant qui disparaissait au loin dans les vapeurs blanches matinales.


     

    Résultat du concours le 07 novembre 2016. Non finalement c'est le 16 novembre !

     


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  • Pour cette seconde rencontre, j'ai choisi de m'entretenir avec Lucie Brasseur, auteure française au sourire communicatif et (déjà) auteure de trois romans dont je vous parlerai plus loin. 


    Les entretiens du Film & du Papier #2 Lucie Brasseur

    Lucie est née dans les Yvelines en 1983, et, déjà enfant, elle a été bercée dans une atmosphère artistique et bohème entre un père artiste peintre et une mère voyageuse.

    Après avoir cotoyé la culture musicale afro-américaine au collège de Marciac, puis suivi des études littéraires (dont une maitrise de littérature brésilienne, sa deuxième patrie), elle a voyagé, vécu à l'étranger et créé deux entreprises, dont Twideco.Tv, première Webtv économique régionale à Orléans (où, d'ailleurs, elle crevait l'écran).

    Etant "boulimique de lecture, d'aventures, d'histoires et un rien hyperactive", son leitmotiv reste "si on n'essaie pas, on ne sait pas." Ce qui l'entraine finalement vers l'écriture. D'abord biographe d'entrepreneurs, elle écrit ensuite trois romans. Le premier, en 2014, Les Larmes Rouges du Citron Vert  (co-édition chez Bookly/Prisma Editions), puis Ganga en 2015 et enfin Il était une fois la Fée-Chabada, en 2016 (les deux chez YakaBooks Editions, le livre pour tous).

    J'ai personnellement lu son dernier roman, Il était une fois la Fée-Chabada. J'ai aimé la dimension étrange de ce conte sombre et original, orchestré par une écriture mature et réfléchie (dont je publierai bientôt la chronique). Je n'ai donc pu résister à inviter cette jolie et talentueuse personne à participer à la première saison des entretiens du Film & du Papier !


     Les Questions Rituelles


    DFDP : A chaque écrivain, son support d'encre. De votre côté, Lolvé, vous êtes plutôt "Clavier/Ecran" ou "Papier/Stylo ?

    Lucie B. : Clavier, sans aucun doute, mais toujours un cahier bleu interdit aux curieux à proximité.

    DFDP : Combien de temps réservez-vous, dans la journée, à l'écriture et quel est le moment le plus productif, pour vous, dans cette journée ?

    Lucie B. : Je n'ai pas de moments définis, j’écris par phases. Incapable d’être à autre chose qu’aux personnages qui me happent. Si vous vouliez me confier une mission dans l’intermédiaire, soyez assuré que je vais oublier. Mieux vaut s’assurer que je ne suis pas en phase d’écriture… avant de me demander un service !

    DFDP : Avez-vous une ambiance musicale particulière lorsque vous écrivez ? Ou préférez-vous le silence ?

    Lucie B. : Du jazz, de la musique brésilienne et un peu de classique entre les séances. Parce que les doigts ne s’agitent sur le clavier que lovés dans le silence total, mais que s’il n’y avait pas de musique je ne saurais respirer.

    DFDP : Vous êtes plutôt dictionnaire papier ou Google en cours d'écriture ?

    Lucie B. : Google évidemment mais le dictionnaire papier n’est jamais loin.



    Les entretiens du Film & du Papier #2 Lucie Brasseur Il était une fois, la fée Chabada.

    Dans son dernier roman, qui sort en librairies le 21 octobre 2016, Lucie Brasseur raconte l'histoire d'une jeune prostituée qui vend son corps la nuit et écrit des contes pour enfants le jour, jusqu'à cette soirée où tout bascule, lors d'une descente de police, et bouleverse son existence. Lucie Brasseur nous entraine habilement dans un monde clos, sur un territoire qui oscille entre la folie ordinaire et le désespoir des âmes enchaînées à un destin qui les étouffe. 

    Elle nous décrit des personnages perdus qui ont toutefois la force de tenter de retrouver leurs chemins en entrecroisant leurs routes respectives. 

    Un très bon moment de lecture qui vous étonnera par son originalité et par la qualité du scénario. 


    Les Questions Existentielles


    DFDP : Est-ce que le statut d'auteure, d'écrivain, de romancière, est un atout de séduction ? En avez-vous fait l'expérience ?

    Lucie B. : Les réactions sont toujours intéressantes. J’ai fait tellement de belles rencontres lors de la sortie de mon premier roman ! Ce qui est amusant c’est qu’elles finissent souvent par : "je devrais vous raconter ma vie, un vrai roman !" et parfois je dois avouer, je leur vole une anecdote ou deux qui viennent émailler les aventures de mes personnages. Mais chut, ne le dites à personne. Atout de séduction ? Je ne saurais dire, il paraît que je suis naïve sur les intentions de certains hommes qui me parlent. Mais c’est quelques jours avant la sortie du premier roman que j’ai rencontré l’homme qui partage ma vie. Lui aussi venait de sortir un livre. Visiblement le papier bouffant a fait scintiller la magie.

    DFDP : Quel conseil donneriez-vous à votre "Moi" d'il y a 15 ans ?

    Lucie B. : Chaque expérience te construit. N’en néglige aucune, bonne ou mauvaise, elles seront la matière première de tes futurs romans. Prends soin de toi et lis davantage ! (parce qu’on ne lit jamais assez).

    DFDP : Imaginez qu'un peu de magie vous permette d'intégrer, corps et âme, un roman que vous avez lu, en réincarnant l'un de ses personnages. Quel serait votre choix et pourquoi ?

    Lucie B. : Martin Eden (Jack London), je transpirerai dans sa blanchisserie, éreinterai mes phalanges aux murs couverts des nouveaux mots qu’il dévore. Martin Eden, c’est un peu moi.

    DFDP : Qu'évoque le mot Ecrire pour Vous ?

    Lucie B. : Ecrire, c’est vivre et rêver une marche au dessus de la réalité. Umberto Eco le résume très bien : "Ceux qui ne lisent pas n'ont qu'une seule vie, les pauvres : la leur." C’est d’autant plus vrai pour ceux qui écrivent. Je peux escalader l’Everest ou partir sonder les fonds marins, je suis homme, femme, j’ai 80 ans et 8 à la fois. Ecrire, c’est jouer avec la magie de l’humanité.

    DFDP : Votre plus grand choc culturel ?

    Lucie B. : Le jazz. J’ai assisté à mon premier concert à l’âge de 10 ans : Oscar Peterson en trio. Depuis ma vie "n’a pas de sens si ça ne swingue pas" - référence au titre d’un standard de Duke Ellington.

    DFDP : Pouvez-vous nous parler (un tout petit peu) de votre prochain projet d'écriture ?

    Lucie B. : C’est bien trop tôt ! Je viens de terminer mon 3ème roman, Il était une fois la Fée-Chabada. Pour l’instant les personnages se bousculent, chacun tentant de décrocher le premier rôle de mon prochain opus. Mais je ne peux rien dire de plus, ou je serai contrainte de vous tuer…

    DFDP : Je préfère attendre comme un lecteur ordinaire !


     La Question Epicée


    DFDP : Un petit excercice auquel vont se livrer tous mes invités : Sauriez-vous écrire une phrase érotique à la première personne, en incluant 3 mots au choix dans cette liste : LIVRE, COUSSIN, PAPIER, STYLO, ENCRE, SOUFFLE, SILENCE, REVEIL, MELODIE, POMME, NUAGE, FEUILLE, ARBRE.

    Lucie B. : La nuit est sombre, profonde, quand je sens son corps se glisser entre mes draps. Sa chaleur me saisit, son souffle dans ma nuque me réchauffe. Les lames du plancher n’ont même pas grincé, le silence fait le plein. Il ne restera pas pour voir l’aube se lever. Il me prendra avant que l’astre roi n’illumine les cieux. Il me retournera, m’inondera et me laissera à mes personnages de papier, à mon clavier et à mes rêves de joie.

    DFDP : Magnifique.


    Les Questions Intrusives


    DFDP : Votre objet fétiche ?

    Lucie B. : Mon ordinateur ! Si la maison venait à brûler, la famille en sûreté, il n’y a que lui que j’emporterai.

    DFDP : Votre dernier roman lu ?

    Lucie B. : Le mystère Henry Pick  de David Foenkinos, simultanément avec Chatsworth Creek de Chris Loseus et Indomptable Angélique d’Anne et Serge Golon. Des registres et des types d’auteurs suffisamment variés pour enrichir et ne pas étouffer la petite voix qui me guide.

    DFDP : Votre dernier repas ?

    Lucie B. : Un morceau de gâteau au chocolat, je ne déjeune presque jamais.

    DFDP : Votre dernière colère ?

    Lucie B. : En colère, moi ? Jamais. A moins que l’on n’évoque les réactions d’un autre siècle au sujet des migrants ou de la manif’ pour tous. Je pense que je pourrais laisser le ton monter.

    DFDP : La dernière rencontre artistique qui vous a marquée ?

    Lucie B. : Franz Liszt. Je suis une enfant du jazz et de la musique du monde. La musique classique n’a pas mon oreille… Et pourtant en branchant France Musique, parfois, je reste bouche bée.

    DFDP : Votre film culte ?

    Lucie B. : Orfeu Negro de Marcel Camus (1959). Je peux le voir 200 fois sans me lasser.


    DFDP : Le mot de la fin ?

    Lucie B. : Merci ! Parce qu’on ne le dit jamais assez.


     

    Les entretiens du Film & du Papier #2 Lucie Brasseur

    POUR ALLER PLUS LOIN

    www.lucie-brasseur.com

    Sur Twitter

     

     

     


     (Crédit Photos | Ivan Franchet)


     Vous avez manqué le premier entretien ? c'est ici > #1 Lolvé Tillmanns

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